Mars

visite de printemps

état sanitaire des colonies

En basse Provence nous faisons actuellement les visites de printemps. Las amandiers sont sur la fin avec les feuilles qui sortent mais les colonies en ont bien profité avec le beau temps de février.

Nous vérifions en premier lieu l'état sanitaire des colonies. A savoir, la présence d'oeuf nous renseignant de la présence d'une reine en ponte. Nous scrutons le couvain, à la recherche de possible loque, mycose...

Ensuite, nous évaluons les réserves en miel et pollen pour éviter toute carence.

De plus, nous grattons la cire entre les cadres, sur les têtes de cadre et les constructions anarchiques sur le cadre lui même.

De même, Nous changeons un vieux cadre par une cire gaufrée et toutes parties de la ruche pouvant être abîmés (toit, fond, nourrisseur....)

Enfin, nous évaluons la force de la colonie en comptant les cadres de couvain. 


visite printemps

La visite de printemps va plus ou moins vite en fonction des ruches. Quelques indicateurs attirent notre attention.

Généralement, un couvain compacte, des cadres assez lourd, de la cire nouvelle... sont signes de bonne santé et dynamisme.

 

Le premier indicateur est le couvain fermé. Un couvain mosaïque va attirer notre attention. Cependant, comme nous ne changeons pas les reines, nous avons beaucoup de reine de 3 ans et leur couvain n'est pas toujours magnifique et les colonies sont pourtant populeuses et dynamiques. Mais nous prenons plus de temps lorsqu'on regarde les faces de cadre de ces colonies.

Le deuxième indicateur est le poids des cadres de couvain. Les cadres de rive peuvent être complètement vide, mais les cadres de couvain doivent faire un certain poids. Un cadre de couvain proche du poids d'un cadre vide est souvent synonyme de carence en pollen ou miel. On regarde qu'il y est de belles couronnes de miel et de pollen. Les larves doivent être bien brillantes, sur un joli lit de gelée larvaire. Si ce n'est pas le cas, les colonies développeront des maladies (parfois juste passagère) lors de période mauvais temps. Elles feront l'objet de toute notre attention.

D'autres indicateurs, comme l'agressivité ou un fond de ruche pas bien nettoyé sont en prendre en compte.

cire gauffrée

Nous remplaçons en moyenne 3 cadres par an.

à la visite de printemps, nous remplaçons un vieux cadre de rive par une cire gaufrée en rive du couvain.

Lors de la pose de la hausse, nous mettons deux cadres à bâtir dans la hausse. Nous insérons dans le corps, les deux cadres bâtis de l'an dernier dans le corps de ruche.

 

Beaucoup insère le cire gaufré au milieu du couvain. Cela à les avantages d'augmenter la vitesse deconstruction et d'éviter une manipulation puisque le cadre nouveau est déjà au centre de la colonie. Cependant, lors d'un retour de froid il a tendance à partitionner la colonie et un côté peut se retrouver abandonné. C'est pourquoi nous le pratiquons uniquement sur les 7 cadres de couvain et si la météo n'annonce pas du très mauvais temps dans les jours à venir.

 

Nous mettons le cire gaufré à toutes nos colonies. C'est un très bon indicateur par la suite.

 

Sur les ruches ayant 8 cadres de couvain, nous posons la hausse avec deux cadres bâtis de l'an dernier au milieu et deux cires gaufrés en 4è et 7è position.

Les colonies démarrant très fort, ont le plus souvent dans l'idée d'essaimer. Afin de respecter ceci, nous ne mettons pas de grille à reine. Dans 3 à 5 semaine il y aura 4 à 6 cadres de couvain supplémentaires dans la hausse. Nous récupérerons alors les 4 cadres centraux de couvain pour faire un essaim.

NB: il faudra être attentif sur ces 8 cadres de couvain et plus aux ébauches de cellule royale qu'elle ne soit pas pondues. Si c'est le cas la fièvre d'essaimage a démarré. Généralement nous faisons 2 essaims en ruchette sur 3 cadres de couvain, un cadre de miel et un cadre vide ou un cire gaufré. La ruche mère est complété avec des cadres. En partant d'une rive nous mettons un cadre de miel puis un cadre vide puis les deux cadres de couvain puis un cire gaufré puis un autre cadre de miel et on complète avec des cadres vides.

ruches cas particuliers

La visite se résume à un contrôle, une mise au propre et une évaluation de la force pour les 3/4 des colonies. Nous insérons également un cire gaufré sur une rive du couvain. Sur l'autre rive du couvain, nous insérons un cadre vide et nous recentrons la colonie si besoin.

Ceci permet de ne pas bloquer la colonie si elle met du temps à bâtir.

 

Nous estimons qu'une ruche doit être autonome, c'est pourquoi nous changeons quelques reines de colonie développant des maladies, demandant beaucoup de nourrissement et soin, pas adapté à notre écotype... Cependant ces colonies dites à problème doivent faire l'objet d'attention pour arriver jusqu'à la période d'élevage et/ou miéllée.

 

Si le couvain de la colonie est malade ou présente des symptômes inquiétants, nous bloquons la colonie sur un coté de la ruche avec un cire gaufré. L'objectif est de diminuer ou bloquer la ponte. Ces colonies ont du mal à bâtir car elles manquent de jeunes abeilles. Avec cette méthode, on les oblige à nettoyer leur couvain. Et seulement, une fois guéri, avec 3 ou 4 beaux cadres de couvains, elles bâtiront et pourront continuer à s'agrandir. Sans ça, il y a de moins en moins d'abeille et donc de nourrices et de moins bonne qualité. Les larves sont moins bien nourries et soit deviennent loqueuses soit les abeilles naissent en étant faibles. La colonie rentre alors dans une spirale de régression presque irréversible. Si la colonie est peu atteinte et suffisamment forte nous apportons un cadre de couvain operculé ou nous nourrissons abondamment toujours pour bloquer la ponte et obliger à centrer la colonie sur les tâches de nettoyage.

 

partition ruche
partition ruche

Si la colonie est petite soit moins de 2 cadres de couvain mais saine nous rajoutons une partition et un pâton de pollen sur les têtes de cadre.

Le pâton de pollen est fabriqué avec 5kg de miel et 6kg de pollen (on peut utiliser de la levure de bière si on ne dispose pas de pollen)

 

pâton pollen
pâton pollen

On pense souvent au nourrissement au miel (ou sucre) mais on oublie souvent le nourrissement au pollen.

Certaines colonies sont populeuses et dynamiques mais comme elles sont nettoyeuses on ne trouvera pas ou peu de cellules suspectes. D'autres manque de pollen ou ont des larves sèches ou peu nacrée.... Es ce le varroa, la qualité de la reine, le manque de pollen...? nous apportons un pâton de pollen pour aider ces colonies à franchir un palier


Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Stella stella (lundi, 06 mars 2017 20:21)

    Duper instructif votre presentation