Techniques apicoles

mi février

état des lieux en Provence

Il est difficile d'avoir des certitudes en apiculture mais plus souvent des hypothèses que l'on infirme ou confirme....

 

le premier constat est que les colonies ont très peu consommé cet hiver. Entre 3 et 5kg de réserve en moins depuis septembre. Il reste encore 9 à 10kg de miel pour passer le délicat printemps.

Une explication pourrait être le climat. L'automne a été très sec donc la reprise de ponte moins importante qu'à l'accoutumé. Or c'est le couvain qui est très gourmand en nourriture. Ensuite le grand froid est arrivé progressivement à une période (décembre) ou le couvain est presque inexistant. Janvier a été bien au-dessus des normales mais comme il n'y a quasiment pas de fleur, la ponte reprend doucement et la surface de couvain reste très inférieure à la taille de la grappe.

Mais crions pas victoire... les yo yo de mars sont souvent terribles... ça fait tout de même plaisir d'avoir un vraie saison bien marquée comme cet hiver avec froid, neige.... du coup contrairement à l'an dernier ou dès février on avait commencé à visiter et même poser des hausses, cette année semble à l'heure...

état des lieux en basse-Provence

Comme nous avons très peu nourri au candi cet hiver, il est difficile de se donner une idée de l'état des colonies. L'indicateur candi n'est possible que sur certaines colonies nourries.

Nous allons faire un dépistage varroa et nous en serons un peu plus sur l'état du cheptel.

Toutefois j'aime bien, si les températures le permettent ouvrir une ruche, de préférence belle, sur un rucher précoce (côte bleu) pour jauger une date approximative de visite. début février, il y avait des colonies sur 4 demi cadres Langstroth. Avec la vague de froid de ce début février, ce constat n'a dû guère évolué... les visites commenceront donc probablement début mars....

état des lieux en haute-Provence

La nature se réveille.... les fleurs des amandiers devraient commencer à sortir d'ici une dizaine de jour.

Il y a environ 1 mois d'écart entre basse et haute-Provence. Avec un mois de février de saison, la ponte doit tout juste reprendre. Il fait encore trop froid pour ouvrir ne serait ce qu'une seule ruche pour confirmer cela.... mais pour ceux qui suivent la lune, la nouvelle tourne avec du beau temps donc les 4 prochaines semaines devraient voir le thermomètre grimper.... Si cela est le cas, les colonies devraient bien profiter de la floraison des amandiers.


corfor

l'enfumoir, le lèvre-cadre et.... le Corfor

le premier outil de l'apiculteur est son corps

www.corfor.fr

 

Il n'a rien à voir avec les ceinture dorsale. Le principe est très simple et peut se résumer à l'ajout d'un muscle supplémentaire accroché au niveau des épaules en haut et au niveau des genoux en bas. Très rapide à mettre et défaire, il ne gène aucun mouvement et peut même servir d'indicateur au bonne posture. Autrement dit, quand on sent l'élastique tendu c'est que notre dos n'est pas droit. Mais comme souvent la bonne posture n'est pas possible alors le Corfor aide et soulage l'effort du dos.

 

 

je conseille de le mettre sous la salopette car les abeilles aiment bien venir piquer au niveau des fixations (genoux et épaules)

on a la chance de connaitre l'inventeur du harnais Corfor.

Ce dernier, sur de la qualité de son produit nous a demandé de le tester. Nous l'avons donc utilisé pendant plusieurs années. Au début je l'utilisais uniquement pour les visites de printemps et d'automne. Puis petit à petit je l'ai utilisé pour poser les hausses, peser et nourrir.... et même pour charger et décharger mon bois de chauffage.... bref je le mets tout le temps et quand je l'oubli, mon dos me le rappelle au bout de quelques secondes.

 

Je n'ai aucune part (malheureusement) dans ce projet mais il est bluffant. Les douleurs de dos qui apparaissaient au bout de 2 ou 3h de travail ont disparu ou apparaissent au bout de 8-9h de travail intensif. Ce produit est selon moi indispensable et sera dans le futur obligatoire dans les grandes entreprises au même titre que le casque, les gants ou les lunettes.


peson de ruche scalapi

Nous pesons toutes nos ruches une fois par moi sauf juin et juillet ce qui représente pas mal de pesée annuelle. La pesée est un indicateur très important du comportement des colonies. Elle nous donne beaucoup d'information qu'il faut certes savoir interprété.

Nous cherchons donc un système assez précis au kg près, rapide et permettant d'économiser sa santé.


peson de pêche actuel

Jusqu'à présent nous utilisons un peson de pêche. L'avantage est sa simplicité d'utilisation et sa rapidité d'exécution, la précision est à un kg près mais le gros inconvénient est sans conteste la pénibilité. En effet, à force, les cervicales et les muscles derrière l'épaule souffrent. On soulève que l'arrière mais cela représente tout de même 15kg d'un seul bras. De plus l'affichage du peson oblige à pencher la tête tout en soulevant donc une position pas du tout idéale pour le haut du dos surtout quand on enchaîne 200 ou 300 pesées dans une journée

modification du peson scalapi

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, allez faire un tour sur http://www.scalapi.fr/

 

Nous remercions tout d'abord Hugues Drion qui m'a conseillé et fait des modifications.

En effet nos ruches sont sur palettes de 2 et l'espacement entre les planches transversales était inférieur aux 40cm préconisés pour utiliser le scalapi.

De plus, M. Drion a changé les planchettes de bois amovibles par des planchettes alu fixes et plus fines. Ainsi je peux passer rapidement de ruche en ruche.

conclusion très satifaisante

Nous sommes après une première série de mesure très satisfait.

-La précision du peson est d'un kilo comme avec le peson de pêche. En effet nos ruches ne sont pas toutes de niveau et penchent légèrement vers l'avant et/ou de côté mais sont quant même relativement plates. De plus en fonction d'ou se situe le centre de gravité de la ruche (colonie et réserve) il y a des différences. L'idéal étant de faire une moyenne des pesées sur les deux côtés l'avant et l'arrière mais cela représente un temps trop long pour nous et n'est pas possible avec notre système de palette 2 ruches. Nous sommes quand même très satisfaits sur ce point car la précision à un kilo est très acceptable.

-Pour la rapidité cela nous convient parfaitement. Environ 10sec par ruche, c'est certes deux à 3 fois plus long qu'avec le peson de pêche mais tout à fait raisonnable pour une apiculture professionnelle.

-C'est surtout sur la pénibilité que l'avantage est certain. Aucune force et encore nous avons en projet de mettre toutes nos palettes sur des parpaings ou pierres pour encore surélever les ruches. Cela enlèvera le fait de se baisser pour enquiller les planchettes alu.

 


hydromel part 2

Maintenant que nous avons préparé et aseptisé notre moût, il faut l'ensemencer. Autrement dit lui incorporer nos levures sélectionnées. Là encore rien de bien compliqué, tout est marqué sur l'emballage avec des schémas simples... Pour ce qui est du vocabulaire, je prépare d'abord mon "levain" (eau+sucre+levure) puis mon pieds de cuve (levain+moût) que l'on incorpore après dans son fût.

Il est important d'attendre 24h pour ensemencer car comme nous avons introduit des sulfites, les levures sélectionnées n'apprécieraient pas trop.

Les températures (du moût et non de la pièce) entre 20°C et 25°C sont également très importantes.

Si votre hydromel est réussi, c'est à dire qu'il titre à 12° minimum, Il est important d'utiliser à chaque cuvée le même protocole. Si votre moût est à 20°C, avec du miel de tournesol... afin de ne faire varier qu'un seul paramètre c'est à dire la quantité de miel (ou densité de départ) pour arriver au produit parfait souhaité en terme d'alcool et de sucre résiduel.

On pourra ensuite expérimenter les miels utilisés qui n'apporteront pas le même bouquet et goût. Personnellement j'aime bien le toutes fleurs de Provence ou autrement dit les miels ni trop foncés ni trop clairs mais tout les goûts sont dans la nature et le mieux est de faire avec sa propre production.

la fermentation

La fermentation dure environ un mois. Le CO2 qui s'échappe sera visible dans le verre d'eau avec les bulles ou s'entendra avec le clapet du barboteur. Le dégagement de gaz carbonique sera vraiment intense pendant 2 semaines. Si votre fût est dans la maison, il faudra aérer régulièrement pour ne pas s'intoxiquer mais pas longtemps pour ne pas faire baisser la température de la pièce et donc du moût ensemencé. Le soleil et ses terribles rayons UV, sont néfastes pour les levures donc selon l'opacité du contenant faudra en tenir compte et pas mettre le fût derrière une fenêtre...

La fermentation démarre rapidement soit 2 à 5 jours après l'ensemencement. Si ce n'est pas le cas il y a problème. Le plus souvent c'est la température du moût ensemencé qui est trop faible ou trop élevé.

 

Si l'hydromel final ne titre pas assez c'est à dire aux alentours de 10° il faudra réoxygéner son moût ensemencé lors de la prochaine cuvée. Pour cela rien de plus simple, Il suffit d'ouvrir son fût et d'y faire des remous pendant quelques minutes. Les levures vont alors utiliser l'oxygène de l'air et le sucre non pas pour créer de l'alcool mais pour se multiplier. Il y aura donc beaucoup plus de levures. Personnellement je réalise cette opération les 2 premiers jours après l'ensemencement. 

la décantation

Patience, patience et patience...

Un fois la fermentation fini, l'hydromel sera trouble et malgré le goût d'alcool et de miel, il ne sera pas encore parfait. Il va falloir plusieurs mois pour que toutes les particules en suspension, avec notamment les levures mortes, se décantent. Les arômes du miel du sucre résiduel vont se lier avec le bouquet libéré par les levures. Les différents goût parasites laisser par les levures mortes et particules en suspension vont disparaître....

A ce stade certains préconisent l'utilisation de bentonite (argile) ou autre "colle" pour clarifier l'hydromel rapidement. En effet, une clarification rapide évite de laisser des traces des goûts parasites provenant des levures mortes et autres particules en suspension. Cependant je ne trouve pas de différence entre son utilisation et son non utilisation. J'ai donc simplifier et ne fait plus cette étape mais je ne suis pas un oenologue...

J'attends 2 mois pour être sur que tout est fini et je réalise à nouveau un sulfitage pour éviter une reprise accidentelle de fermentation et une possible oxydation. Je mène mon fût à la cave que je laisse jusqu'à totale clarification soit bien 10 mois. Je change le barboteur par un bouchon étanche car l'eau du barboteur s'évapore petit à petit et une fois vide l'étanchéité n'est plus assurée.

 

J'ai déjà réalisé des hydromels sans sulfites. Pour cela j'utilise des levures dites "killer" qui sont nommées ainsi car elles gagnent la compétition avec les levures naturelles du moût du miel. Le non sulfitage de fin est également possible si et seulement si la fermentation alcoolique est complète. Dans ce cas là l'hydromel devra être conservé aux frais et ne se conserve pas des années...Mais tout à fait envisageable pour une petite production personnelle.


hydromel part 1

principes de base

Si on mélange de l'eau avec du miel, il se produit une fermentation. Tout le monde l'a constaté en faisant du 50/50 (même avec du sucre) resté trop longtemps dans le nourrisseur d'une colonie faible ou un seau oublié. Autrement dit les levures disséminées un peu partout (eau, miel, nourrisseur...) dégradent les sucres du miel et les transforment en alcool (et en CO2).

Cependant si on ne maîtrise pas quelques paramètres on a plus de chance de faire une piquette qu'un bon hydromel...

Tout d'abord, il y a énormément de levure dans le miel. Elles vont rentrer en compétition et coopération et rien ne dit que les "bonnes" levures c'est à dire celles libérant un agréable bouquet vont gagner la compétition. C'est pourquoi la première condition est d'incorporer des levures sélectionnées. Ainsi la part d'aléatoire est éliminée et on pourra faire à coup sur un bon produit.

Ensuite, c'est sans oxygène, que les levures sont le plus efficaces pour libérer de l'alcool. De plus, en milieu anaérobie, on évitera la contamination par une bactérie acétique aérobie à moins que vous vouliez faire du vinaigre....

Enfin, le miel n'est pas un milieu propice aux développements des levures car il est faiblement minéralisé. C'est peut être une des raisons qui explique pourquoi le vin a supplanté la plus vieille boisson alcoolisée au monde.

 

je vais faire simple dans un premier temps et détailler la méthode de base que j'ai utilisé. Dans un prochain article je reviendrai et expliquerai plus en détails les modifications que j'ai apporté...

matériel

Avec internet il est facile de tous trouver. Personnellement je me fournis sur www.browland.com

-levures sélectionnées type levure pour vin blanc

-sels nourriciers (sulfate d'ammonium) et acide tartrique pour nourrir nos levures et leurs créer de bonnes conditions à leur développement.

-sulfites pour aseptiser le moût ou arrêter la fermentation

-vinomètre pour connaitre le degré d'alcool approximatif

-mellimustimètre pour connaitre la concentration en sucre de son mélange.

-thermomètre

-un contenant permettant de laisser s'échapper le CO2 mais empêchant l'air extérieur, c'est à dire l'oxygène d'y pénétrer.

J'utilise un fût de 60L avec barboteur.

Mais un simple seau plastique avec un couvercle bien étanche fait l'affaire. On perce le couvercle. On y introduit un tube souple. On colmate pour que le tuyau et le couvercle soit bien étanche. Et on plonge l'autre extrémité dans un verre d'eau. Le CO2 s'échappera par le tuyau et des bulles seront visible dans le verre. L'eau quand à elle évitera à l'air ambiant de pénétrer dans le seau

le moût

Dans un premier temps on réalise le moût en mélangeant le miel avec de l'eau.

 

La quantité de miel est à calculer en fonction du type d'hydromel voulu (extra-sec, sec, demi-sec, doux ou liquoreux) et du degré d'alcool souhaité. En effet, les levures vont transformer le sucre en alcool et lorsque la fermentation s'arrêtera, la quantité de sucre résiduel vous dira dans quel type d'hydromel on se situe. La fermentation s'arrêtera lorsque les levures ne seront plus en condition favorables. Comme nous ajoutons des sels nourriciers, c'est en général la quantité d'alcool qui stoppe la fermentation. Théoriquement on pourrait aller jusqu'à 18° mais un hydromel titrant à 13° peut être considéré comme réussi. Je vous épargne les calculs pour le moment car en voulant un demi-sec à 13° on se retrouve vite avec un doux à 12° si la fermentation s'arrête plus tôt que prévu. Le cas inverse, c'est à dire une fermentation qui dure plus longtemps et emmène l'hydromel vers un 14° sec est moins grave. En effet il suffit d'arrêter volontairement la fermentation (sulfite ou froid) lorsqu'on arrive aux 13°. C'est donc l'expérience et en enchaînant les cuvées qu'on arrive à son produit parfait.

Pour savoir la quantité de sucre qu'il y a dans votre moût on utilise le mellimustimètre. En effet, les miels contiennent plus ou moins d'eau donc 25kg de miel de châtaignier à 18% d'hygrométrie n'apporte pas autant de sucre que 25kg de miel de lavande à 15% d'hygrométrie

Personnellement ma densité de départ est de 1135 (photo ci-dessus). Cela correspond à environ 27kg de miel de lavande et Provence (15/16° d'hygrométrie) et je complète le fût de 60L avec de l'eau. En théorie l'hydromel que je souhaite sera doux avec 13° si tout se passe bien. L'utilisation d'un mellimustimètre est très simple. Il suffit de remplir à moitié son cylindre mesureur avec le moût et d'y introduire le mellimustimètre. On lit la densité qui correspond en fait à la quantité de sucre dans l'eau.

Si ma densité est trop élevé, je rajoute de l'eau et inversement si j'avais une densité de 1130 j'aurais rajouté du miel.

Afin de ne pas fausser les analyses de densité, je conseille de mélanger le miel avec la moitié d'eau à 40°C et ensuite une fois bien dissout de compléter le fût avec de l'eau bien froide afin d'arriver à une température d'environ 20-22°C. Le moût sera bien homogène et la graduation du mellimustimètre est donnée pour une température ambiante.

 

Ensuite on ajoute l'acide tartrique et les sels nourriciers (sulfate d'ammonium). La quantité à introduire est indiquée sur l'emballage. Généralement il faut faire une petite règle de 3 en fonction de son contenant car la quantité indiquée est pour 100L. Dans mon cas ce sera 130g d'acide tartrique et 60g de sulfate d'ammonium.

 

Enfin, on aseptise avec les sulfites. Autrement dit on détruit toutes les levures qui se trouvent dans le miel, l'eau... qui pourrait fermenter et donner à 90% un mauvais hydromel et pour les quelques chanceux un hydromel correct. Pour les quantité c'est marqué sur l'emballage. 7g dans mon cas.

 

Reste plus qu'à fermer bien hermétiquement et à réserver 24h dans une pièces chauffés à 20-25°C.

Il est important de remplir au maximum son contenant pour limiter l'espace d'air entre le moût et le couvercle.

 

 


nougat de miel

Notre recette

ingrédients:

900g miel de lavande

750g sucre

9 blancs d'oeuf

400g d'amande de Provence

350g de pistache

pain azyme

 

On monte les blancs en neige bien ferme.

Ensuite on chauffe le sucre avec 23cl d'eau jusqu'à 140°C environ

On chauffe le miel jusqu'à 130°C environ.

On mélange ensuite le sirop de sucre et le miel. On ajoute petit à petit le mélange aux blancs d'oeuf en laissant tourner le fouet à petite vitesse. Enfin on change le fouet par le crochet. On laisse tourner sur petite vitesse en chauffant le pétrin jusqu'à obtention du nougat. Pour finir on ajoute les amandes et les pistaches préalablement torréfier 5min (un peu moins pour les pistaches) dans un four préchauffé à 200°C. Et on coule le tout dans un moule chemisé avec les feuilles d'azyme.

le matériel

Contrairement aux idées reçues le nougat blanc n'est pas plus difficile que le nougat noir. Il est certes plus long et demande surtout un petit équipement. Il faudra donc idéalement un robot pâtissier, un thermomètre et un chalumeau de cuisine si son robot n'est pas chauffant.

Apparemment ça marche très bien avec le thermomix mais on a pas pu tester cette manière de faire.

De même avec un simple robot et un sèche-cheveux c'est possible. Nous avons démarré comme cela.

nos conseils

il est important de faire coïncider la montée en température du sirop de sucre et du miel. C'est pourquoi nous démarrons à chauffer le sucre 5min avant le miel. Cependant la précision des températures n'est pas autant importante que pour le nougat noir. Mais au plus on monte en température, au plus il y a d'évaporation d'eau, au plus vite le nougat se fera par la suite.

 

Lorsque l'on chauffe le pétrin il faut faire attention de ne pas brûler le nougat. Pour vérifier on pose la main sur le bol en inox. Cela doit être très chaud mais on doit pouvoir garder la main contre. On peut également utiliser un décapeur thermique ou sèche-cheveux que l'on place à une distance de 20cm. Cela évite de garder le chalumeau à la main et de chauffer le bol avec des mouvements. 

 

Quand on verse le mélange sucre + miel on y va par petit quantité et on attend une bonne minute avant d'en remettre une autre. En une dizaine de fois environ, la totalité est versée.

test de fin

pour savoir si son nougat est prêt, il suffit d'arrêter le robot, de prendre une petite boule de nougat avec les doigts. La boulette ne doit pas coller aux doigts ou au plan de travail. Lors de ce test on refroidit le nougat et on voit ainsi à quoi il va ressembler une fois finit. On peut continuer à le faire tourner et chauffer si on veut un nougat dur cassant. Mais dans ce cas il faudra aller très vite lorsqu'on mélange les amandes.

 

Enfin on peut changer les amandes par différents fruits secs ou bien rajouter de la noix de coco.... les possibilités sont grandes...


nougat provençal

Recette

ingrédients:

2/3 d'amandes de Provence

1/3 de miel de lavande

une ou deux cuillères à soupe de sucre

pain azyme

 

 

on torréfie les amandes 5 min dans un four préchauffé à 200°C

On monte le miel et le sucre à 155°C.

Or du feu on mélange les amandes.

Enfin on coule le tout dans un moule préalablement chemiser avec le papier azyme

 

155°C exactement

la température est la grosse difficulté de la réussite du nougat provençal. Pas assez cuit, le caramel collera aux dents et vous fera sauter les plombages en un rien de temps. Trop cuit le nougat prendra un gout amer de caramel brûlé. En plus, la température monte très vite et le temps de couper le feu et de verser les amandes vous serrez passé de 154 à 156 ou plus. C'est pourquoi, l'idéal est d'utiliser une marmite en cuivre. La chaleur est mieux réparti et donc on est plus précis avec le thermomètre. en effet, dans un autre contenant, il faudra sans cesse tourner pendant la cuisson car sinon selon ou l'on place le thermomètre il y aura de grosse différence de température. Enfin pour corser le tout il faut savoir que l'étalonnage des thermomètres varie vite de 1 à 2°C. Il faudra donc quelques tests pour arriver à sa températures idéales.

nos conseils

Pour éviter un nougat "casse dent", il faut éviter les gros morceaux de caramel entre les amandes. C'est pour cela qu'on met beaucoup d'amande. Ensuite, on concasse légèrement les amandes. Au plus les amandes sont petites, au plus les interstices de caramel seront petits. De plus, on attend qu'il refroidisse un peu avant de le verser dans le moule... On ferme le moule, on tapote dessus avec un maillet, puis on presse fort avec des serres joints pour que les amandes se collent bien entre elles et limitent les gros interstices. Enfin, on retourne le moule de temps en temps pour que le caramel englobe bien toutes les amandes et ne s'écoule pas au fond


désinfection et botulisme

extrait guide des bonnes pratiques apicoles ITSAP
extrait guide des bonnes pratiques apicoles ITSAP

Quand on ouvre trop sa gueule, on se fait contrôler.

Jusque là rien d'inquiétant mais quand on m'explique qu'il faut désinfecter toute la chaîne et le matériel d'extraction, mettre une cloison séparant la partie extraction et la parti mise en pot à cause de la présence de carton....

Toute cette série de mesure est dû à la présence de la bactérie botulisme qui selon les mots du contrôleur est mortelle et se développe en milieu anaérobie donc dans le miel. Or elle est présente partout, sol, poussière, mur...

bref, tout doit être lessivable et désinfecté.

Je reste quand même très sceptique. C'est bien de tout désinfecter mais les hausses de miel qui sont restés des semaines dehors au vent, à la poussière... elle rentre dans la salle d'extraction et du botulisme elles en ont surement plus que le reste.

le botulisme dans le miel

J'ai quand même mener mon enquête, sur internet, auprès des ADA (qui d'ailleurs nous contrôle tous les ans) et avec mes connaissances essayer d'éclaircir tout ça.

Le miel est bactério-statique et avec un ph très acide, le botulisme ne peut pas se développer. De plus, pour être pathogène, il faut un nombre très conséquent de bactérie (million ou milliard je ne sais pas). En conclusion, il a a bel et bien des bactéries de botulisme dans le miel, comme surement beaucoup d'autres bactéries mais en aucun cas pathogène. sauf bien sur si vous tomber dans le miel la conserve très mal stérilisé de mémé.

il y a autant de chance d'attraper le botulisme en mangeant du miel qu'en respirant l'air ambiant. Pire encore, c'est en étant confronté à ces bactéries que le corps développe et entretien son appareil immunitaire

cas particulier du botulisme infantile

Le miel est à proscrire pour les nourrissons selon les différentes agences nationales de sécurité alimentaire.

Cette alerte nous vient au départ du Canada qui suite à la constations de l'augmentation de botulisme infantile s'est aperçu que beaucoup consommé du miel. Le principe de précaution est appliqué. Pourtant, apiculteurs nous nous battons pour ne pas avoir à étiqueter la mention "interdit aux enfant de moins de 1 ans".

Cette alerte, date de plus de 10 ans, et je n'ai trouvé aucune trace de test ou analyse sérieuse démontrant clairement ce fait. On est donc dans l'hypothèse basé sur le postulat que comme le tube digestif du nourrisson n'est pas mature, le botulisme du miel peut se développer. Là encore je me pose des questions....

ce que j'en pense

à force d'aseptiser notre bouffe, oui la moindre bactérie du miel, des carottes du jardin, des champignons de la forêt... sera un jour dangereuse pour les générations futures.

Le principe des vaccins (et de l'homéopathie) n'est il pas de confronter le corps aux bactéries et virus en très petite quantité ??

 

En ce qui concerne la désinfection, qui est une obligation de mon contrôleur, n'y a t'il pas un risque de retrouver des traces de toutes les merdes qui constituent les produits de désinfections homologués soit disant bio. Et de voir un jour un nouveau scandale comme il en sort tous les 6 mois avec une incompréhension du consommateur voyant des produits détergents et désinfectants dans un aliment bactério-statique....

 

 


novembre

nettoyage miellerie

extracteurs, machine a désoperculer, centrifugeuse, maturateurs.... tout est sorti et nettoyé au "karcher" eau chaude.

Certes l'investissement de départ est un peu onéreux mais on s'y retrouve très vite. Tout d'abord on utilise beaucoup  moins d'eau pour nettoyer. Ensuite la pression couplé à l'eau très chaude permet de nettoyer la propolis. Enfin on est plus précis et il y a moins de risque d'envoyer des projections d'eau sur tous ce qui est moteur et qui n'aime pas trop l'eau même si c'est souvent protégé par des caches. Tout est séché avec un chiffon. Les parties extérieures peuvent être sécher avec un peu d'alcool à 90° pour enlever les traces de propolis. Aucun produit d'entretien ou savon n'est utilisé. Une fois laver, nous laissons un déshumidificateur dans la miellerie pour évacuer les derniers résidus d'eau des coins.

Nous nettoyons la miellerie une seule fois dans l'année à l'automne ou juste avant la première extraction en fin de printemps. Entre miéllée nous ne nettoyons pas la chaîne d'extraction afin d'éviter toute fermentation. En effet le miel est bactério-statique mais craint surtout l'humidité. Lors de l'extraction suivante la première pompe qui déclenche est conservée dans un seau. Le miel mélangé de deux miélllées servira à faire du candi ou de l'hydromel.

pesée mensuelle

colonie bourdonneuse
colonie bourdonneuse

Lors de cette pesée, il n'y a presque plus de couvain sur les ruchers sédentaires de Haute-Provence et encore 1 ou 2 cadres de couvain sur les ruchers transhumés en basse Provence.

Les températures étant fraiches on ouvrira une ruche que si cela est nécessaire. Les 2 indicateurs sont la planche d'envol et la perte de poids. Une perte de poids d'environ 1 ou 2kg est tout à fait normal... 3kg c'est un peu beaucoup et en fonction des réserves nous nourrissons avec un sirop de sucre concentré à 75%. Encore une fois ce nourrissement "anormal" concerne des souches non adaptés à notre écotype et qui sans ce nourrissement ne passeraient pas l'hiver mais on fait avec. A partir de 4kg, on scrute la planche d'envol. Soit on  constate des petits mâles, la colonie est bourdonneuse et donc enlevée du rucher. Soit les entrées et sorties sont faibles par rapport aux autres ruches et la colonie est petite, dans ce cas là on partitionne sur 6 ou 7 cadres au total en enlevant les cadres vides

chez le cirier

l'année dernière plusieurs scandales ont éclaté aux sujet de la cire... Nous n'avons pas été concerné dans le sud de la France mais nous nous sommes penchés sur le problème cette année en allant à la rencontre des ciriers pour connaitre leur méthode de travail.

Nous avons de la chance d'avoir beaucoup de cire et on peut donc faire faire les cires gaufrées avec notre propre cire.

Le célèbre ickowicz chez qui nous nous servons travaille très bien. Il n'utilise pas de savon au moment du gauffrage pour pas que la cire ne colle sur les rouleaux. Savon qui est de qualité alimentaire mais pour qui ? l'homme mais les abeilles dans tout ça ? nous avons demandé la composition et personne n'a su dire autre chose que tous les ciriers utilisent le même. Bref, un intrant de plus qu'Ickowicz n'a pas en jouant sur la température très froide des rouleaux. Cependant afin d'éviter toute contamination pathogène la cire est stérilisée dans un bain à 120°C. Or la cire est un corps vivant et cette très haute température "casse" la longue chaîne carbonnée et fait perdre de ses propriétés. Nous nous sommes donc tourné vers un nouveau cirier désinfectant la chaîne à la flamme et non la cire que nous lui fournissons.

transhumer ou non

Certains ruchers, du fait de la sécheresse, n'ont toujours pas été transhumé.

Cependant quand on voit le romarin qui jaunit voir roussit on peut se demander s'il est opportun de descendre les ruches.

Personnellement je pense que certains pans de colline sont brûlés. Il y a eu en basse Provence deux années de sécheresse successive. L'an dernier le cyste et l'ajonc sont ceux qui ont le plus souffert mais il semble que cette année ce soit le tour du romarin. Certes les abeilles trouveront quelques pieds pour bricoler et se développer mais il ne faudra pas s'attendre à une miéllée. La nature est tellement surprenante alors nous transhumerons tout de même les ruches et qui vivra verra. Une plante meurt mais une autre prendra sans doute le relais. Mais nous serons quand même très attentif au développement printanier et n'hésiterons pas à remonter les ruches si elles se développeront pas comme à l'habitude. Si ce que je pense venait à se vérifier, certains ruchers au milieu de la garrigue et du romarin ne serait plus transhumés et/ou d'autres emplacements seraient chercher.


propolis

teinture alcoolique de propolis

Pour satisfaire une demande de plus en plus croissante, nous nous sommes lancés cette années dans la confection de teinture mère de propolis.

Nous avons fait ce choix en nous appuyant sur l'excellent ouvrage du Docteur Yves-Donadieu. En effet la propolis contenant des principes actifs exclusivement solubles dans l'alcool et d'autres exclusivement solubles dans l'eau, l'extrait le plus efficace est obtenu par dissolution dans de l'alcool à 70°.

Nous continuons nos expérimentation afin d'élargir une gamme de produit comme des pommades par exemple.

la récolte

nous prélevons la propolis par grattage des cadres de hausse. Ainsi nous avons de la propolis "fraîche" de l'année. nous sommes en conventionnel et les grilles à propolis placées à l'automne n'est donc pas possible pour un souci de qualité.

la dissolution

La propolis est dissoute dans de l'alcool à l'abri de la lumière pendant plusieurs semaines.

Nous avons environ 200-300g pour 1kg d'alcool. On peut très vite constater la teinture alcoolique en partie supérieur et tout ce qui est "impureté" dans la phase inférieure.

20 ou 100ml en spray ou en goutteur

Nous n'avons pas trouver de flacon de 50ml en spray. Nous avons donc des flacons goutteurs de 20ml.

Nous ne sommes pas des docteurs ou pharmaciens, il nous est donc interdit de prescrire pour tel ou tel usage la propolis. Mais nous l'utilisons pour divers maux et cela fonctionne très très bien


octobre

travaux à l'atelier

En octobre les travaux aux ruches sont limités à de la surveillance principalement.

Certes, il nous reste quelques transhumances à effectuer mais nous attendons la pluie qui se fait toujours aussi attendre. En effet, la côte bleu et le sud Luberon sont particulièrement sec cette année et les fleurs se font rares. à l'inverse, la Haute Provence a pu profiter de quelques minces pluies et avec les températures très douces, les colonies y sont mieux qu'en bas.

réparation, grattage, désinfection....

Octobre et novembre sont consacrés principalement à la remise en état du matériel.

Notre matériel est en bois ce qui a pour avantage d'être facilement réparable. Nous changeons toutes les parties étant abimées ou pourries par les champignons et l'humidité. Mais le bois n'est pas éternel. Nous achetons tous les ans environs 5% de matériel neuf. Il faut donc monter, marquer et peindre le matériel que nous achetons et/ou fabriquons.

Des colonies sont mortes toutes l'années, environ 17% pour 2017. Le matériel rentré à l'atelier est gratté, puis désinfecter à la flamme et enfin réparer et repeint. Nous utilisons du thermopeint pour cela. Comme nous peignons que l'extérieur, le matériel est beaucoup moins résistant qu'avec de la cire microcristalline mais le pouvoir isolant notamment contre les rayons du soleil en été n'est pas négligeable en Provence.

visite de control

un gros mois après la dernière récolte, toutes les ruches sont à nouveau pesées. Leur consommation, l'activité sur la planche d'envol et les rentrées de pollen nous renseigne sur ce qui se passe dans les ruches.

Malgré le manque de pluie, les colonies ont trouvé du pollen et on doublé leur surface de couvain. Fin septembre et début octobre ayant été très chaud, cette surface de couvain a vraisemblablement encore grossit. J'aime bien, à chaque fois que je vais aux ruches, prendre une ruche témoin, qui me parait être la moyenne du  rucher et ouvrir afin de vérifier les observations extérieures. Au fil des années cela donne des connaissances qui évite bon nombre d'ouverture inutile par la suite et permet d'anticiper certaines de nos actions.

En fermant l'entrée 20s on peut compter facilement le nombre d'abeille arrivant avec du pollen. Ici une dizaine, soit une abeille toutes les 2s..... l'élevage a bien repris....

fonte de la cire d'opercule

La cire d'opercule provenant des différentes récoltes est stockée dans des sacs en toile de jute.

Elle est fondue avec de l'eau, à feu doux, dans une chaudière.

Le mélange est transvidé dans des gamates légèrement évasées pour faciliter le démoulage.

En refroidissant lentement toute la nuit, la cire plus légère remontera en surface et les impuretés, propolis, miel et eau resteront au fond. Il ne faudra pas oublier de mettre un peu d'eau pour éviter que le pain ne colle à la gamate. Et d'isoler les gamates pour un refroidissement lent sinon le pain se craquellera et pourra casser lors du transport chez le cirier.


septembre

la saison 2018 démarre....

Septembre signe la fin de la saison apicole avec la mise en pot. Cependant il n'est pas de tout repos car la saison 2018 se prépare déjà.

Nous mettons en pot immédiatement après l'extraction car le miel est encore liquide et cela évite de le défiger/chauffer inutilement. Cela représente une grosse semaine de travail.

 

Le Miel de Provence est particulièrement noir cette année et les analyses sont très proches de celles du miel de sapin!!

L'acacia (2è position en partant de la gauche) n'aura pas l'appellation miel de forêt car les analyses ont fait ressortir la présence de miellat. Enfin le châtaignier et le lavande sont quand à eux bien typés...

stimulation

Nous repassons sur tous les ruchers afin de contrôler les ruches qui ne pondaient pas. Nous stimulons toutes les petites colonies que nous avons repérer à la visite d'automne. Nous utilisons de l'eau sucrée (2/3 d'eau + 1/3 de sucre). Environ 1L par ruche chaque semaine pendant 3 semaines donné aux colonies sur moins de 2 cadres de couvain. Certains stimulent avec du 50/50 mais personnellement je préfère cette option au printemps. En effet, les ruches manquent surtout d'eau à cette période pour confectionner la bouillie larvaire. Au contraire du printemps ou c'est plutôt le miel qui est en quantité limité dans la ruche....

Cette année certaines colonies ont stoppées la ponte pendant près de 8 semaines... Si l'hiver est doux comme ces dernières années, il n'y a pas à s'inquiéter mais nous préférons les pousser à la ponte afin de faire grossir la grappe car mieux vaut prévenir que guérir

transhumance

Nous transhumons quelques ruchers des hauts plateaux d'Albion, à près de 1100m d'altitude. Les températures nocturnes descendent déjà vers les 4-5°C les jours de mistral. De plus, les ressources en pollen sont très minces avec seulement quelques pieds de sarriette. Ce sont d'ailleurs ces mêmes ruchers ou la ponte a été stoppée par certaines ruches. Cela permet de reprendre et d'augmenter la ponte afin de passer un bon hivernage.

partition & réunion

Toutes les petites colonies, soit en abeille soit en couvain, qui ont été stimulé, sont revisités. Généralement la rapidité de prise du sirop de stimulation évite d'ouvrir inutilement les ruches. Ce dernier doit être pris en 48h maximum.

Si ce n'est pas le cas, la ruche est ouverte. Si le couvain est correcte, la ruche est partitionnée sur 6, 7 ou 8 cadres. Si le couvain présente des symptômes de loque, de mycose.... (souvent dû aux varroas) la ruche ne passera pas l'hiver. Alors elle est réuni avec une petite afin de renforcer cette dernière.


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aout

récolte et visite d'automne

La récolte dure environ tout le mois d'aout. La floraison est tardive sur Vachères et s'étale tout le mois de juillet.

Cette année nous avons commencé mi juillet, soit 15jours en avance. Chaque jour nous faisons un rucher d'une quarantaine de ruche. Le matin  nous récoltons, l'après midi nous visitons les ruches et en fin d'après midi, nous posons les chasses abeilles sur le rucher qui sera récolté le lendemain.

Lors de la récolte et malgré l'utilisation du chasse abeille, nous soufflons les dizaines d'abeilles restantes afin de n'en ramener aucune à la miellerie.

La visite d'automne est souvent rapide car il y a très peu de couvain à vérifier et les interventions et manipulations sont minimes. Cependant elle est cruciale car c'est la dernière fois que nous ouvrons les ruches de la saison et ce jusqu'à mars de l'année prochaine...

Visite automne colonie "normale"

Une fois récoltées, les ruches sont pesées avant ouverture. La plupart ont la quantité de miel nécessaire pour l'hivernage soit 12 à 14kg de provision. Nos ruchers ne sont pas sur les plateaux couverts de champs de lavande. Il n'y a donc pas de blocage de ponte car entre la lavande sauvage et les différents biotopes, les colonies trouvent toujours du pollen. La production est donc moins importantes mais les colonies ne souffrent pas. En sortie de lavande nous avons même, cette année qui est particulièrement sèche, 2 à 3 cadres de couvain. Le nid à couvain va grossir en septembre avec l'arrivée du lierre, de la sarriette et espérons le des orages

visite automne colonie "lourde"

Nous laissons beaucoup de miel à la ruche car aout est un mois avec quasiment aucune rentrée de nectar et une ruche perds environ 2kg de miel soit un cadre de provision. Lors de la floraison du lierre et de la sarriette en septembre, les colonies vont augmenter la ponte et s'il n'y a pas encore eu d'orage, elles vont continuer la consommation de leur provision.

A l'inverse si les orages sont fréquents avec des belles chaleurs, certaines belles colonies peuvent stocker quelques kilos de miel en plus. C'est pourquoi nous pesons tous les mois les ruches. Afin que le nid à couvain ne soit pas bloqué. Nous retirerons un cadre ou deux de miel supplémentaires si besoin

visite automne colonie légère

Lors de la pesé des ruches, nous aurons une grande attention aux colonies ayant peu de provision. Elles peuvent être malades ou bourdonneuses et/ou comme c'est souvent le cas être très infestées de varroas. Du coup en réaction, elles surpondent mais cela entraine une surconsommation des provisions (sans compter l'épuisement de la reine). C'est pourquoi nous préférons administrer le médicament le plus rapidement possible soit le jour même de la récolte afin d'éviter ces cas de 


juin

le temps des récoltes

chasse abeilles

Nous récoltons aux chasse abeilles 8 sorties.

Nous le posons la veille avec une hausse car les colonies sont très populeuses et il y a la miéllée de lavande qui attaque.

Le lendemain nous soufflons les 4 abeilles qui restent pour n'en ramener aucune à la miellerie.

Nous prenons bien soin de boucher les éventuels trous entre le chasse abeille et la hausse de miel, et entre la hausse de miel et le nourrisseur pour éviter un éventuel pillage de la hausse de miel. Soit nous utilisons de la propolis soit du scotch. De toute façon nous revenons le lendemain matin et nous récoltons toujours quand la miéllée de lavande attaque donc même si elles repèrent un trou, il n'y a pas de conséquence grave. Mais il existe plusieurs modèles de chasse abeille. Celui que nous utilisons, avec ses 8 sorties est très rapide (une nuit). Mais d'autres (losange blanc) doivent être laissé plusieurs jours, attention donc a avoir du matériel bien étanche.

 

 

 


état des lieux

l'acacia 2017 sera un millésime.... il s'en est peu fait. Et en ce qui nous concerne, la miéllée s'est chevauchée avec une autre floraison.... surement du ronce. Au final il a le gout de l'acacia mais a une teinte un peu orangée. Nous attendons les analyses. Toutefois ça a plutôt beaucoup miéllée sur nos deux ruchers d'Isère avec successivement l'acacia, le ronce, le tilleul puis le châtaignier et sans doute d'autre fleurs. nous venons de redescendre les ruchers sur la lavande et beaucoup ont fait une hausse d'un miel qui aura sans doute l'appelation forêt.

Le toute fleur de Provence nous a réservé des surprises. Comme prévisible avec les pluies de mai et la canicule qui a suivi, les colonies ont beaucoup ramassé ce printemps mais bien plus qu'espérer. Cependant le miel était parfois cristallisé en grande quantité dans les cadres. Il n'est pas bien sorti a l'extraction mais surtout il nous a cassé des cadres et notamment les cires bien blanches. Les aléas de l'apiculture....espérons que les abeilles arriveront à le consommer le printemps prochain lors des poses de hausse.

La lavande est très en avance cette année avec les premières fleurs aux alentours du 7 juin sur le plateau de Valensole et un début de miellée le 18 juin sur Vachères. Autant dire que les touristes ne devront pas être en retard pour les photos car fin de première semaine de juillet ce sera tous coupé sur Valensole.

la lavande entre espoir et crainte....

Cette année beaucoup de transhumants ne sont pas descendus car trop sec et apparemment ça mielle bien sur le sapin et le châtaignier.

mais comme je dis souvent c'est quand la miéllée sera fini qu'on pourra tirer les conclusions.... personne est devin et avec une bonne pluie de 50mm on pourrait avoir une excellente miéllée. A l'inverse un mistral qui se lève et ce sera une miéllée peut être pire que l'an dernier....

Les lavandes ont gelée fin avril. Du coup la miéllée devrait être moins puissante mais plus longue. Il y a des champs en pleine floraison et des champs encore vert !!!!

Au sein même du pied de lavande on  peut faire le même constat avec des épis en fleur et d'autres tout petit et vert. Mais dans ce cas là, cela ne changera rien pour l'apiculteur car le lavandiculteur coupera lorsque les premiers épis auront atteint 80% de floraison

méthode de récolte

Comme toujours, il y a des avantages et des inconvénients pour chaque méthode utilisé pour récolter.

le chasse abeille a pour gros avantages de très peu perturber la colonie. de plus les opérations de pose et récolte peuvent s'effectuer tard le soir ou tôt le matin. Cependant il faut aller deux fois aux ruches et soulever deux fois une hausse de miel qui en langstroth pleine pèse jusqu'à 35kg.

le balayage des abeilles est long car il faut faire cadre par cadre et il y a un risque important que le miel prenne le gout de la fumée mais lorsque la miéllée a été faible il qu'il ne faut prélevé qu'un ou 2 cadres par ruche c'est souvent le moyen le plus rapide et le moins fatigant

le souffleur est sans doute la méthode la plus utilisé en apiculture professionnel. C'est très rapide mais c'est une sacrée pagaille sur le rucher avec des dizaines de millier d'abeille qui vole dans tous les sens.


première quizaine de Mai

le temps des transhumances

la Haute Provence

Nous transhumons essentiellement pour pouvoir faire des essaims sans incidences sur la récolte des colonies.

En effet, sur les colonies des ruchers sédentaires il faut souvent choisir entre faire un essaim ou une récolte. Nous ne cherchons pas à faire du miel de romarin. La miellée de romarin selon son intensité permettra de faire plus ou moins d'essaims.

Le miel qu'elles ramasseront, leur permettra de tenir jusqu'à la lavande qui fleurit en juillet chez nous. Juin étant très sec, c'est généralement un mois creux ou les colonies maintiennent voir diminuent légèrement la ponte.

 


Acacia

Après la crise que nous avons traversé il y a un peu moins de 10 ans, il a fallut trouver des techniques, méthodes et moyens de fonctionner différents et/ou nouveau pour permettre à l'exploitation de continuer.

Un de ces moyens a été la transhumance sur l'acacia. En effet cela rajouter deux petites miellées (avec le tilleul et châtaignier) supplémentaires et les colonies redescendaient souvent beaucoup plus populeuses. Nous avons décidé de monter un puis deux puis quatre ruchers en Isère.

Il y a quelques chose de plaisant dans ces transhumances. On rencontre et échange avec beaucoup d'autres apiculteurs lors des arrêts nocturnes au bord de la route. On découvre de nouveaux paysages français splendides souvent bien vert par rapport à notre caillasse méditerranéenne. Mais aujourd'hui, entre l'augmentation du cheptel et les hivers trop doux, nous nous tournons de plus en plus vers une apiculture sédentaire en Haute Provence. 

 

la miéllée d'acacia

Les acacia ayant gelée dans certaines zones, nous n'avons monté que 2 ruchers. Mais avec un temps très aléatoires, la miéllées sera maigre cette année. Avec les grosses chaleurs de ces derniers jours, ce sont les zones tardives qui ont du bien marché.

Mais même si nous ne récolterons pas grand chose, les colonies se développent beaucoup plus en rhône-alpes. Quand il pleut ce sont des 30 40mm minimum et quand il fait chaud c'est une canicule limite supportable. En Provence, c'est du mistral souvent qui remplace la pluie. La nature est bien plus verte que chez nous. Il n'y a qu'à regarder les mêmes fleurs qui sont souvent beaucoup plus grosse en Isère ou Savoie.

Attention tout de même à ne monter qu'au dernier moment car entre les semis de graine enrobées, les retours de froid très violents et le colza, on peut vite avoir des déconvenues

grue, chargeur....

Pour le choix de la manière de transhumer, là encore il n'y a pas de méthode parfait mais juste des avantages et des inconvénients.

Personnellement j'ai choisi le chargeur que je trouve multifonctions. on s'en sert pour récolter, déplacer tout ce qui est lourd à l'exploitation et faire du petit terrassement à l'aide d'un godet.

De plus il limite moins le choix de l'emplacement par rapport à la grue. Mais la méthode qui limite le moins dans le choix de l'emplacement restera la transhumance à la main.

Son principal inconvénient est son poids, environ 700kg avec les rampes. Il faut donc avoir un permis remorque ou poids lourd.


fin avril

état des lieux

équilibrer les ruches

Comme chaque saison apicole, il y a des réjouissances et des déceptions.

En ce qui nous concerne, les pertes hivernales sont très faibles, de l'ordre de 4% auquel il faut ajouter 4% de non valeur dont il faudra changer les reines. Ceci s'explique par un bel automne pluvieux et chaud et un hiver doux et court.

Par contre, du coté des provisions, sauf quelques exceptions les ruchers sont plutôt vides. Il faut donc surveiller les poids surtout avec la vague de froid de ces derniers jours.... chacun a fait au mieux....

Habituellement nous récoltons le romarin des ruchers qui ont produit du surplus pour le redistribuer (sans l'extraire) en cadre de miel aux ruchers ou le romarin n'a pas donné. Mais cette année seulement 2 ruchers ont ramassé juste de quoi leur permettre d'être tranquille jusqu'à la lavande... 

Nous avons donc opté pour du 50/50. En effet, beaucoup de ruche ont la hausse et si le beau temps reviens il y  a de grande chance que ça mielle.... Il faut donc nourrir voir stimuler sans que ce soit stocké en hausse


Il a neigé, même en haute Provence et avec le mistral, les températures nocturnes étaient proches de 0, "une gelée noire". Même les arbres se sont fait avoir avec les feuilles des chênes qui ont gelée. Une personne âgée du village nous a dit que c'était la deuxième fois en 80 ans qu'elle voyait ça.

Au final, instinct de survie oblige, certaines ruches ont tué les mâles, sortie quelques larves et réduit le couvain.....                                 

le romarin en basse Provence

Le revers de la médaille de cet hiver court, doux et peu pluvieux est que le romarin a très peu donné. Juste de quoi développé les colonies au début du printemps. En effet les conditions climatiques ont fait que le romarin a beaucoup fleuri à l'automne et en février. Même si février a été particulièrement chaud cet année, les chaleurs de février ne seront jamais celle d'avril.... Les colonies ont donc rentré du nectar mais là ou habituellement, elles peuvent ramener 1 à 2kg de miel dans une journée, elle prenaient cette année 100 à 200g.

Les ruchers qui ont ramassé suffisamment pour être autonome et affronter les vagues de froid d'avril sont les ruchers proches des vallées là ou le pissenlit et la fausse roquette étaient en abondance. Au fil des années on a appris l'importance de l'emplacement du rucher. Certains de nos ruchers, a flan de colline avec le Luberon dans le dos et les prés des vallées en face sont idéals mais entre culture de fruitier et vigne, il est de plus en plus difficile d'en trouver.

Avec les pluies tardives, le ciste et le thym été particulièrement en fleur cet année. Les ruches ont donc rentré beaucoup de pollen. Le thym, quant a lui, n'a pas trop donnée, la faute au vent et au froid....

Haute Provence

En Haute Provence, le printemps démarre juste. Les colonies se développent très vite mais les entrées de nectars sont faibles et elles perdent du poids. C'est généralement durant le mois de mai avec la floraison de la badasse blanche et éventuellement le miellat que les colonies prennent du poids. A l'inverse du pourtour méditerranéen nous avons eu de belle pluies, beaucoup moins de vent et de belles journées, toutefois, il ne faudra pas que le froid de ces derniers jours s'éternise trop.

Cependant, les pluies ont été abondantes ce qui est de bonne augure pour la suite...

De plus, les ruchers sédentaires étant moins développés consomment beaucoup moins.

Acacia

faut il transhumer ou pas sur l'acacia ?

En effet selon les dires de nos connaissances surplace, les feuilles et fleurs d'acacia auraient gelée à plus de 50% !!! cela va t'il repoussé et va t'on avoir une miellée échelonnée ou es ce trop tard ? es ce que les fleurs restantes suffiront elles a faire une miéllée correctes ?

Personnellement nous ne savons toujours pas si nous allons transhumer et si oui combien de rucher....

Candi, sirop, 50/50....???

Le miel de son exploitation est sans conteste, le nourrissement idéal même s'il faudra être attentif à la loque. Nos colonies hivernent avec du miel de lavande mais nous allons étudié très sérieusement l'hypothèse de conserver une quantité de miel pour les nourrissements tardifs comme ces dernières années.

L'apifonda très peu attractif a l'avantage de ne pas être stocké et pris seulement si la météo est mauvaise. Cela s'avère un bon choix s'il faut nourrir alors que les ruches ont la hausse. Cependant c'est une nourriture des abeilles adultes, la ponte sera donc stoppé et le couvain pourra développer quelques carences passagères si les provisions sont très faibles.

Le sirop (issu de la betterave ou canne à sucre) est l'idéal car il est stocké dans la ruche et grâce à l'eau qu'il contient, la colonie continuera de pondre si toutefois quelques journées sont correctes pour faire rentrer du pollen. Son gros inconvénients est qu'il sera stocké en hausse par certaines ruches. Il faudra bien maitrisé le nourrissement au risque de trouver du sirop dans le miel plus tard.

Le candi est a mi chemin entre les 2. Il stimule légèrement gràce à la présence de miel mais fabriqué à partir de sucre il peut être stocké surtout par les belles colonies.

Le 50/50 permet de stimuler si la météo est bonne ou nourrir si la météo est mauvaise et n'est normalement pas stocké s'il est distribué en petite quantité régulièrement. Ses inconvénients sont qu'il faudra aller souvent aux ruchers et stimuler c'est bien mais si la mauvaise météo perdure, les colonies seront de plus en plus populeuses avec de moins en moins de réserve.... attention donc....

chaque procédé a ses avantages, ses inconvénients, ses conséquences....

 

Ne pas nourrir est tout a fait possible. quelques ruches vont mourrir notamment les races pas bien adaptées à notre écotype. Il y aura donc une sélection naturelle mais la production sera mince un peu comme si on arrose pas le potager lors de sécheresse....

 


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Avril 2

essaims et greffage

essaims

la grande majorité du mois d'avril est consacré à l'élevage.

Les colonies sont quasiment à leur pic de développement en basse Provence soit 10 à 14 cadres de couvain pour les plus belles.

Ce sont justement ces colonies que nous allons diviser pour constituer nos essaims.

Sur celles qui sont sur 12 à 14 cadres de couvain nous prélevons 3 cadres de couvain, 1 cadre de miel/pollen et 1 cadre d'abeille supplémentaire. Nous laissons les colonies élever elles même et vérifions 5 semaines plus tard la ponte.

Celles qui sont sur 10 cadres de couvain nous prélevons 1 petit cadres de couvain operculé et 1 cadre de miel pollen afin de constituer un tout petit essaim dans lequel nous introduirons des cellules greffées 10 jours plus tôt. Nous prélevons souvent 2 petits essaims par colonie comme la vidéo le présente.

 


essaims

La méthode pour faire nos essaims est identique à la méthode utilisé précédemment pour les starters finisseurs.

Nous secouons tous les cadres de la hausse afin de faire descendre la reine puis nous intercalons entre le corps de ruche et la hausse, la grille à reine. Le lendemain nous transvasons les cadres avec les abeilles.

l'avantage est bien sur qu'il n'y a pas de recherche de reine mais l'inconvénient est qu'il faut retourner au ruche mettre en caisse l'essaims.

Le plus difficile est sans doute de juger la quantité d'abeille. Pas assez d'abeille, et le couvain, si les nuits sont fraîches, peu ne pas apprécier. Et trop d'abeille, cela freinera la colonie mère dont l'objectif premier reste de faire du miel.

 

greffage

une multitude de technique existe et je serai surement pas le meilleur des conseiller. Il faut pratiquer pour réussir. Nous ne faisons ni double greffage ni goutte d'eau au fond de la cupule.... nous couvrons juste d'un linge humide les barrettes jusqu'à leur introduction car les larves craignent la chaleur.

introduction de cellules royales

Nos méthodes de travail évoluent chaque année. Et cette année nous avons décidé d'introduire plusieurs cellules. En effet, afin de produire des reines de qualité nous avons voulu nous rapprocher le plus possible de ce que les abeilles font naturellement. Lorsqu'on fait un essaim, elles élèvent plusieurs cellules royales afin d'augmenter les chances d'avoir une bonne reine.


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Avril 1

starter et greffage

technique du Starter-finisseur

Nous pratiquons la technique du starter-finisseur. Elle est pour nous la plus rapide et facile à mettre en oeuvre. Pas besoin de greffer dans un  starter puis de transférer dans un finisseur. Cette technique revient à faire un essaim qui comme il est orphelin élèvera le greffage.

Nous ne sommes pas éleveur. La période d'élevage est concentrée uniquement sur le début du printemps. Nous ne faisons donc qu'une série de greffage par starter-finisseur. Du coup le starter-finisseur ne sert qu'une fois. Quand nous récupérons les cellules, nous en laissons une et le starter-finisseur devient essaim.


préparation des starters-finisseur

C'est la même méthode que pour faire nos essaims à la différence que nous secouons beaucoup de jeunes abeilles.

Le starter finisseur est fait sur 6 cadres soit 2 cadres de grosses larves qui entoureront le cadre porte cupule, 2 cadres de couvain fermé et deux cadres de miel/pollen. L'important est d'avoir des jeunes abeilles, du pollen et du miel.

cadre à pondre

Afin de faciliter la recherche des très jeunes larves à greffer, il est important d'insérer 5 jours avant le jour du greffage un cadre au milieu du couvain de notre colonie souche.

 

greffage

L'idéal est de greffer 5 jours après la fabrication du starter-finisseur.

Lors de l'introduction du cadre porte cupule greffé, on détruit les cellules royales construites sur les cadres de couvain. Ainsi le taux de réussite est meilleur et cela évite qu'une reine élevée avant ne détruise nos cellules royales en cas d'introduction à J+10


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Mars 3

pose des hausses

Nous avons remarqué que si nous faisons pas d'essaim dans l'idée d'arriver avec une très très belle ruche à la lavande (et si elle n'essaime pas) ces ruches ne produisent pas plus de miel. Une des hypothèse serait qu'elles sont trop populeuses à une période de sécheresse juste avant la lavande et du coup la population diminuerai. 

préparation des essaims

A la visite de printemps et durant la quinzaine qui la suit nous posons les hausses sans grille en reine. La reine ira pondre dans la hausse et cette ponte nous permettra de constituer des essaims 3 à 4 semaine plus tard.

Cette méthode à l'avantage de respecter la volonté de la colonie. En effet une colonie démarrant précocement avec beaucoup de couvain si tôt en saison a le plus souvent dans l'idée d'essaimer.

Les inconvénients sont que cela nous oblige à aller sur tous nos ruchers pour y faire parfois aucun essaim ou inversement en faire plus de 50%. De plus ne multiplions nous pas des souches "grosses pondeuses" et/ou "démarrage précoce" pas forcément adaptées à notre écotype...


pose hausse 7 cadres de couvain

Nous posons les hausses quand les colonies sont sur 8 cadres de couvain. Les cadres de rive étant rarement pondus, la colonie est donc a son maximum.

pose hausse 6 cadres de couvain

En ce début de saison les colonies augmentent d'un cadre de couvain par semaine. Nous nous basons donc sur le nombre de cadre de couvain pour poser la hausse. L'idéal étant qu'elle soit sur 8 cadres de couvain soit 10 cadres d'abeille. Cependant en cas de forte miéllée et si la météo des jours à venir est bonne, il nous arrive de poser les hausses sur des 7 cadres de couvain voir 6.

indicateur cire gauffrée

Il y a un moment opportun pour poser la hausse. Trop tôt, cela freine la colonie et trop tard il y a risque de fièvre d'essaimage. Nous ne posons pas la hausse tant que la colonie a de la place pour pondre ou emmagasiné du miel soit à minima un cadre entièrement vide.

 

Le cire gaufré insérer à la visite de printemps est un excellent indicateur de la santé de la colonie et de son dynamisme.

Généralement un cire gaufré bâti et pondu signifie que tout va très bien.

Inversement un cire gaufré quasiment intacte est mauvais signe et il faut alors vérifier d'autres cadres de couvain pour prononcer un diagnostique (manque de pollen, de miel, vielle reine ou reine tué accidentellement à la visite, ruche malade...).

 

Même une petite colonie de 2 cadres de couvain soit 3 ou 4 cadres d'abeille bâtira (a son rythme) le cire gaufré et inversement une ruche malade semblant très populeuse et pouvant être sur 7 cadres de couvain bâtira pas ou très lentement.


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Mars 2

sélection et élevage

cadre à mâles
cadre à mâles

méthode d'élevage

Nous avons deux méthodes pour faire des essaims.

La première, repose sur le principe de divisible de la Langstroth. Je l'expliquerai plus en détail lorsque nous la pratiquerons.

La deuxième repose sur le principe du greffage. Les deux méthodes ont des avantages et des inconvénients. En ce qui concerne celle du greffage, les avantages principaux sont que cela nous permet de multiplier une bonne souche et de faire des essaims très petit. L'inconvénient principal est à mon avis que nous n'avons pas assez de recul sur les mécanismes qu'opère une colonie pour choisir tel ou tel oeuf (ou larve) qui seront reine. C'est pourquoi nous avons garder la méthode traditionnelle.

 

 


ruches à males

ruche à mâle
ruche à mâle

Dès la visite de printemps, nous insérons un cadre à mâle bâti, sur des ruches sélectionnées.

Les ruches à mâle doivent être fortes et populeuses soit 6 ou 7 cadres de couvain. Tout d'abord les larves de mâles sont très gourmandes en bouillie larvaire donc en pollen et miel. Ensuite ils sont pondus en périphérie car demandant moins de chaleur et donc très exposés au retour de froid. Si la colonie n'est pas assez populeuse, ils peuvent naître avec moins de spermatozoide ou ne pas naitre du tout. C'est pourquoi nous insérons ce cadre à mâle sur des 6 cadres de couvain en général, en rive du couvain, juste derrière un beau cadre de pollen. Afin de ne pas bloquer la colonie, nous insérons sur l'autre rive du couvain un cadre vide pour que la colonie puissent pondre ou mettre du miel en cas de forte miéllée.

Enfin, nous finissons par un cadre bien rempli de miel, en rive de la ruche, pour éviter toute carence car là encore les premiers qui seront sacrifiés par la colonie sont les mâles. Nous constituons 10 ruches à mâle et notre rucher d'élevage se trouve sur l'exploitation, proche de nos ruchers sédentaires.

colonies souches et sélection

reine sélectionnée
reine sélectionnée

Nous ne changeons pas les reines et sommes apiculteurs depuis plusieurs générations.

Certes nous avons une grosse hétérogénéité au sein du cheptel mais nous avons quelques colonies dont l'essaim a été fait il y a plus de 15 ans. Ainsi nous avons des ruches datant des années 90 et du début des années 2000.

Pas de test de couvain congelé, de rapidité de prise du nourrissement.... nous partons simplement du postulat qu'une ruche qui a une vingtaine d'année est forcément nettoyeuse, plus ou moins résistante au varroa, adapté à notre écotype....

Parmi toutes ces "veilles ruches" nous trions en greffant sur celles produisant le plus de miel et n'ayant pas besoin de nourrissement par l'apiculteur. Ce sont donc nos colonies souches.

Les autres "veilles ruches" si elles sont sur 6 cadres de couvain nous insérerons un cadre à mâle.

Toutes colonies malades, petites ou avec une ponte de veille reine seront écartés mais les reines ne seront pas changées. Souvent elles reméreront et seront plus belles l'an prochain.

calendrier élevage

un des autres inconvénient du greffage et qu'il y a un calendrier  à respecter et que malheureusement il ne coincide pas toujours avec la météo idéale.

A la visite de printemps, soit les deux premières semaines de mars pour cette année, nous insérons les cadres à mâle. Ces ruches à mâles seront ramener en Haute Provence, sur le lieu d'élevage 4 semaines après, c'est à dire juste à la naissance des mâles.

3 semaines après l'introduction des cadres à mâle nous grefffons afin de faire coincider la pleine maturité des mâles avec les vols de fécondation des reines.

Nous introduisons les cellules royales à 10 jours donc les essaims seront constitués 9 jours après le greffage.

 

NB: une fois que les mâles apprennent à voler, ils ne restent pas dans leur ruche. Ils vont voyager de rucher en rucher et peuvent se retrouvent à des dizaine de kilomètre de leur lieu de naissance. C'est pourquoi, il faut leur donner envie de rester sur votre rucher d'élevage en ayant des colonies orphelines. en ce qui nous concerne ce sont les starter/finisseur qui permettent ceci.


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Mars

visite de printemps

état sanitaire des colonies

En basse Provence nous faisons actuellement les visites de printemps. Las amandiers sont sur la fin avec les feuilles qui sortent mais les colonies en ont bien profité avec le beau temps de février.

Nous vérifions en premier lieu l'état sanitaire des colonies. A savoir, la présence d'oeuf nous renseignant de la présence d'une reine en ponte. Nous scrutons le couvain, à la recherche de possible loque, mycose...

Ensuite, nous évaluons les réserves en miel et pollen pour éviter toute carence.

De plus, nous grattons la cire entre les cadres, sur les têtes de cadre et les constructions anarchiques sur le cadre lui même.

De même, Nous changeons un vieux cadre par une cire gaufrée et toutes parties de la ruche pouvant être abîmés (toit, fond, nourrisseur....)

Enfin, nous évaluons la force de la colonie en comptant les cadres de couvain. 


visite printemps

La visite de printemps va plus ou moins vite en fonction des ruches. Quelques indicateurs attirent notre attention.

Généralement, un couvain compacte, des cadres assez lourd, de la cire nouvelle... sont signes de bonne santé et dynamisme.

 

Le premier indicateur est le couvain fermé. Un couvain mosaïque va attirer notre attention. Cependant, comme nous ne changeons pas les reines, nous avons beaucoup de reine de 3 ans et leur couvain n'est pas toujours magnifique et les colonies sont pourtant populeuses et dynamiques. Mais nous prenons plus de temps lorsqu'on regarde les faces de cadre de ces colonies.

Le deuxième indicateur est le poids des cadres de couvain. Les cadres de rive peuvent être complètement vide, mais les cadres de couvain doivent faire un certain poids. Un cadre de couvain proche du poids d'un cadre vide est souvent synonyme de carence en pollen ou miel. On regarde qu'il y est de belles couronnes de miel et de pollen. Les larves doivent être bien brillantes, sur un joli lit de gelée larvaire. Si ce n'est pas le cas, les colonies développeront des maladies (parfois juste passagère) lors de période mauvais temps. Elles feront l'objet de toute notre attention.

D'autres indicateurs, comme l'agressivité ou un fond de ruche pas bien nettoyé sont en prendre en compte.

cire gauffrée

Nous remplaçons en moyenne 3 cadres par an.

à la visite de printemps, nous remplaçons un vieux cadre de rive par une cire gaufrée en rive du couvain.

Lors de la pose de la hausse, nous mettons deux cadres à bâtir dans la hausse. Nous insérons dans le corps, les deux cadres bâtis de l'an dernier dans le corps de ruche.

 

Beaucoup insère le cire gaufré au milieu du couvain. Cela à les avantages d'augmenter la vitesse deconstruction et d'éviter une manipulation puisque le cadre nouveau est déjà au centre de la colonie. Cependant, lors d'un retour de froid il a tendance à partitionner la colonie et un côté peut se retrouver abandonné. C'est pourquoi nous le pratiquons uniquement sur les 7 cadres de couvain et si la météo n'annonce pas du très mauvais temps dans les jours à venir.

 

Nous mettons le cire gaufré à toutes nos colonies. C'est un très bon indicateur par la suite.

 

Sur les ruches ayant 8 cadres de couvain, nous posons la hausse avec deux cadres bâtis de l'an dernier au milieu et deux cires gaufrés en 4è et 7è position.

Les colonies démarrant très fort, ont le plus souvent dans l'idée d'essaimer. Afin de respecter ceci, nous ne mettons pas de grille à reine. Dans 3 à 5 semaine il y aura 4 à 6 cadres de couvain supplémentaires dans la hausse. Nous récupérerons alors les 4 cadres centraux de couvain pour faire un essaim.

NB: il faudra être attentif sur ces 8 cadres de couvain et plus aux ébauches de cellule royale qu'elle ne soit pas pondues. Si c'est le cas la fièvre d'essaimage a démarré. Généralement nous faisons 2 essaims en ruchette sur 3 cadres de couvain, un cadre de miel et un cadre vide ou un cire gaufré. La ruche mère est complété avec des cadres. En partant d'une rive nous mettons un cadre de miel puis un cadre vide puis les deux cadres de couvain puis un cire gaufré puis un autre cadre de miel et on complète avec des cadres vides.

ruches cas particuliers

La visite se résume à un contrôle, une mise au propre et une évaluation de la force pour les 3/4 des colonies. Nous insérons également un cire gaufré sur une rive du couvain. Sur l'autre rive du couvain, nous insérons un cadre vide et nous recentrons la colonie si besoin.

Ceci permet de ne pas bloquer la colonie si elle met du temps à bâtir.

 

Nous estimons qu'une ruche doit être autonome, c'est pourquoi nous changeons quelques reines de colonie développant des maladies, demandant beaucoup de nourrissement et soin, pas adapté à notre écotype... Cependant ces colonies dites à problème doivent faire l'objet d'attention pour arriver jusqu'à la période d'élevage et/ou miéllée.

 

Si le couvain de la colonie est malade ou présente des symptômes inquiétants, nous bloquons la colonie sur un coté de la ruche avec un cire gaufré. L'objectif est de diminuer ou bloquer la ponte. Ces colonies ont du mal à bâtir car elles manquent de jeunes abeilles. Avec cette méthode, on les oblige à nettoyer leur couvain. Et seulement, une fois guéri, avec 3 ou 4 beaux cadres de couvains, elles bâtiront et pourront continuer à s'agrandir. Sans ça, il y a de moins en moins d'abeille et donc de nourrices et de moins bonne qualité. Les larves sont moins bien nourries et soit deviennent loqueuses soit les abeilles naissent en étant faibles. La colonie rentre alors dans une spirale de régression presque irréversible. Si la colonie est peu atteinte et suffisamment forte nous apportons un cadre de couvain operculé ou nous nourrissons abondamment toujours pour bloquer la ponte et obliger à centrer la colonie sur les tâches de nettoyage.

 

partition ruche
partition ruche

Si la colonie est petite soit moins de 2 cadres de couvain mais saine nous rajoutons une partition et un pâton de pollen sur les têtes de cadre.

Le pâton de pollen est fabriqué avec 5kg de miel et 6kg de pollen (on peut utiliser de la levure de bière si on ne dispose pas de pollen)

 

pâton pollen
pâton pollen

On pense souvent au nourrissement au miel (ou sucre) mais on oublie souvent le nourrissement au pollen.

Certaines colonies sont populeuses et dynamiques mais comme elles sont nettoyeuses on ne trouvera pas ou peu de cellules suspectes. D'autres manque de pollen ou ont des larves sèches ou peu nacrée.... Es ce le varroa, la qualité de la reine, le manque de pollen...? nous apportons un pâton de pollen pour aider ces colonies à franchir un palier


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février 2

consommation des ruches

démarrage printanier

la saison a bel et bien démarré en basse Provence. Les amandiers sont en pleine floraison.

la saison est encore en avance cette année. L'automne chaud et pluvieux a permis d'hiverner des belles colonies. L'hiver a été très court soit 3 semaines en janvier de grand froid. Les températures de février sont déjà bien en dessus des normales depuis quelques dizaines de jours. Il ne faudra pas être en retard pour les visites de printemps car les colonies sont déjà bien populeuses. Au plus tôt la visite est faite, au plus les colonies sont petites, au plus c'est facile et rapide. Toutefois il faudra attendre que le thermomètre affiche des températures supérieure à 20°C. Il y a donc un compromis a trouver et qui n'est pas toujours évident selon les années.


surveillance poids des ruches

La consommation était de l'ordre de 1 à 2kg par mois jusqu'à présent.

Avec les premières floraison de noisetiers, amandiers, romarin.... apportant principalement du pollen, la ponte s'accentue. Les colonies consomment environ 1kg par semaine alors que la nature ne produit que très peu de nectar. Mais certaines souches très pondeuses peuvent aller jusqu'à 300g par jour...

 

Nous surveillons donc beaucoup la météo et les possibles retour de froid. Les colonies démarrant très tôt étant déjà sur 6 cadres de couvain n'ont que 4 cadres de provisions avec ceux de rive souvent bien entamés. 15 jours de pluie ou de froid arrivée soudain engendre une augmentation de la consommation et les colonies se retrouve dans l'obligation, dans un souci de survie, de diminuer ou stopper la ponte voir manger les larves. Nous intervenons et nourrissons afin d'éviter cela et permettre aux colonies de continuer à prospérer et d'arriver populeuses sur la miellée de lavande.

C'est pourquoi, la encore nous préférons des races ou souche qui démarrent plus "piano" et vont donc plus "sano". Mais les colonies démarrant très tôt et flirtant avec la carence, étant très populeuse, ont l'avantage d'avoir plus de chance de récolter du romarin et/ou de l'acacia.

 

Je compare souvent le nourrissement à l'arrosage du potager. Pas indispensable pour la survie, sauf en cas de longue période de mauvais temps, mais permettant d'avoir de belle colonie...

 

Nous nourrissons soit au candi soit au sirop concentré en sucre de betterave en fonction des températures.

Le sirop est stocké tout proche du nid a couvain mais les petites colonies ne sont pas sur de le prendre comme il faut. De plus il peut provoquer pillage. C'est pourquoi il est important de repérer toutes les colonies défaillantes avant.

 

 

De plus chaque intervention sur les ruches a une conséquence qu'il faut savoir mesurer. Même si ce n'est pas du sirop de stimulation, le sirop concentré continue a développé la colonie. Une colonie non nourri, voyant ses provisions réduire, diminuerai sa ponte. Or nous sommes toujours en hiver et la miellée de romarin est encore loin. Nous essayons donc de respecter une courbe naturelle de poids de ruche. Je dis essayer car nous normalisons alors que chaque ruche en fonction de sa reine a un comportement différent. Au final, Les ruches doivent peser de moins en moins lourd car le miel est remplacé par du couvain plus léger.

nourrir ou pas nourrir

Beaucoup se demande pourquoi l'apiculture d'aujourd'hui nourri autant.

 

Tout d'abord les colonies consomment plus qu'avant. Les reines pondent plus qu'avant pour compenser les pertes engendrées par varroa, la pollution.... et ces abeilles qui ne naitront pas ou mourrons très vites ont été élevé par une bouillie larvaire fabriquée par du miel et du pollen. Il y a qu'a voir le nombre d'abeille morte devant les ruches alors qu'on sait qu'une vieille abeille comme un chien va mourrir très loin de sa ruche.

Ensuite certaines souches d'abeille importées ou croisées se révèlent être d'excellentes productrices et éleveuses mais très, voir trop gourmandes pour notre écotype méditerranéen.

 

Toutefois, nous ne nourrissons pas toutes nos colonies. Un bon tiers, probablement de la noire provençale, plus ou moins résistante au varroa, n'est quasiment jamais nourri. Un autre tiers est nourri dans la proportion d'environ 4kg par an. Sans ce nourrissement la colonie vivrait sans problème mais produirait beaucoup moins de miel. Enfin un dernier tiers est nourri sans quoi les colonies ne passerait pas l'hiver ou les grandes périodes de sécheresse et retour de froid printanier. Malgré leur défaut nous ne changeons pas les reines. La diversité génétique est pour nous un atout. Malgré ça nous essayons au maximum de sélectionner, élever et multiplier des souches plutôt noire provençale afin d'avoir un cheptel adapté et peu gourmand.

 

 

observations des ruches

Avec le candi apporté le mois dernier. On peut constater différent cas de figures.

La quantité restante renseigne sur la force de la colonie. Ici un pain de 2kg et voilà ce qu'il en reste un mois après.

La quantité doit être comparée. En fonction des températures et des années elles ira plus ou moins vite mais on sera quelles sont les belles ruches, les moyennes et les petites et dans quelle proportion.

la manière dont il est mangé. Ici on constate des petits trous avec comme du sucre en poudre tout autour. Les colonies petites, malades, bourdoneuses ou les vieilles reines mangent le candi ainsi.

Un pain quasiment intacte. Si la température est correcte. Il ne faut pas hésiter à ouvrir la ruche. Ici une toute petite colonie n'ayant plus de ponte. Afin d'éviter un pillage certain nous l'avons enlevé du rucher. Parfois nous partitionnons et retournons le candi sur les têtes de cadres car ces colonies n'ont pas la force de monter le chercher.


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février

controle varroase

comptage varroa
comptage varroa

comptage varroa

En ce début février, nous insérons sur le plancher du fond de ruche un papier. Ce papier est glacé sur une face ce qui nous permet d'appliquer une couche de saindoux. Sur cette graisse les varroas qui tombent vont se coller sur le papier.

Nous répétons l'opération plusieurs fois. L'idéal est de couvrir la période de couvain operculé soit 12 jours. Comme nous avons beaucoup de ruche, nous effectuons que 4 passages afin d'avoir une idée le plus fiable possible de la présence respectable ou non du parasite.

 

Vous pouvez utiliser l'acide oxalique, le tactik... ou tout simplement compter les chutes naturelles du varroa.

 

Nous utilisons des papiers mais certains fond de ruche sont équipés de plaque en plastique. On peut également se fabriquer ces plaques afin d'éviter de gaspiller du papier. Dans ces cas là, on nettoie la plaque directement au rucher et on applique de la margarine ou autre graisse.

 


lecture fond de ruche

Voici différents cas que nous retrouvons lorsque nous tirons 3 jours après les papiers (24h ou 2 jours après sont possibles)

cette première photo montre un papier d'une belle ruche nettoyeuse. Bien sur il y a des débris (tombés récemment) mais vous pouvez répéter l'opération il n'y en aura jamais plus. De plus lorsqu'on tire les papiers on a plusieurs abeilles dessus qui se sont envolées.

Sur cette deuxième, on voit clairement des abeilles mortes atrophiées ou aux ailes déformées symptomatique d'une présence importante du varroa.

Sur cette photo, les cercles verts représentes des traces de déjection des abeilles. En petite quantité comme ici il n'y a rien d'alarmant mais parfois on peut en dénombrer beaucoup plus. C'est souvent le signe d'une petite colonie mais attention à la nosémose. Une colonie dérangée alors qu'il fait froid présente également ces symptomes. Peut être un troupeau de mouton ou de sanglier est passé, une branche ou des pignes de pin tape sur le toit....

Les cercles rouges entourent des déjections de fausse teigne. La colonie en se développant va surement la tuer.

Ici la colonie est bourdonneuse. Tout d'abord il y a des mâles petits de la taille d'une abeille. Ensuite les gros débris ressemblant à des pastilles sont en fait l'opercule découpée lors de la naissance des mâles. Les abeilles naissantes déchiquètent en petit morceau l'opercule. on peut également constater chez les colonies bourdonneuses qu'elles sont petites, moins nettoyeuses, avec des larves mortes mais c'est pas systématique.

Ici la colonie est petite. Le papier qui fait la taille du fond n'est occupé que par 2 x 1/3 d'intercadre. De plus, la graisse brille sur le reste du papier alors qu'une belle ruche, a force de nettoyer les débris, fait disparaitre le brillant de la graisse.

Les cercles rouges entourent des écailles de cire. Des jeunes abeilles cirières sont présentes. La colonie a donc repris la ponte depuis un bon mois et semble dynamique. Si la température le permet, ouvrir la ruche et compter rapidement les cadres de couvain pour savoir approximativement la date de visite de printemps.

Les cercles rouges sont des écailles de loque européenne. De plus la colonie est petite. Il faudra vite intervenir. Personnellement j'aime bien essayer de les sauver en bloquant la ponte dans un premier temps pour qu'elle nettoie puis en changeant la reine lorsque le moment le permet.

une colonie très infectée de mycose. L'abeille noire est sensible a ce champignon. Il ne faudra pas s'alarmer de quelques mycoses de couleur blanches mais dans ce cas, l'infestation est importante. Nous effecturons un peu les mêmes opérations de sauvetage que pour les loques européenne.

ruche fond grillagé vs plein

Nous utilisons sur l'exploitation des fonds pleins.

il y a des avantages....

Tout d'abord le cout à l'achat ou la facilité à la fabrication. Ensuite l'entretien lorsqu'il faut gratter puis désinfecter à la flamme. Enfin, les fonds de ruche pleins obligent les colonies à être nettoyeuses. Une colonie non nettoyeuse va accumuler des débris qui sont source de virus ou parasite, capte l'humidité.... Une sélection naturelle s'opère et une colonie n'ayant pas un comportement hygiénique ne se fait jamais très vieille. Grace à ces fonds et à une sélection massale, je pense que notre cheptel est plutôt sain avec des colonies relativement bonnes nettoyeuses. Ce critère est aujourd'hui un des critères (après la production bien sûr) les plus recherché en apiculture.

 

Les inconvénients...

Ou plutôt les avantages des fonds grillagés sont tout d'abord que la lecture de la chute des varroas est plus fiable car la plaque située dessous le grillage n'est pas nettoyée. Ensuite, un varroa, pas forcément mort, chutera à l'extérieur de la ruche (je ne sais pas s'il arrivera a revenir dans la ruche).

 

En ce qui concerne l'argument de l'aération, je suis beaucoup plus partagé.

beaucoup pensent que le fond grillagé permet l'évacuation de l'humidité générer par la vapeur d'eau dégagé par la colonie. Mais l'air humide monte, l'aération doit être en haut de la ruche et non en bas. Je consacrerai un article entier car il y a beaucoup à dire et expliquer sur ce sujet et nous expérimentons actuellement afin d'essayer de recréer une aération dans les ruches un peu comme la VMC de notre maison

conseil apicole

cette technique est à utiliser autant de fois que voulue.

Elle permet de renseigner sur l'état de la colonie a des périodes ou l'ouverture est à proscrire. En octobre/novembre, elle permet de savoir la taille de la colonie partant en hivernage, s'il faut partitioner la ruche, la réunir... elle permet de renseigner sur la présence de varroa en quantité supportable pour la colonie, sur l'état sanitaire....

 

Il ne faut pas hésiter à multiplier cette opération ou la renouveler. Cela élimine les doutes et donne une image plus fiable de ce qui se passe en l'intérieur de la ruche.

 

Il faut également comparer les résultats entre les ruches afin de repérer ce qui semble être "anormal".

 

Ne pas hésiter à ouvrir une ruche afin d'expliquer et comprendre ce que l'on observe. Même si j'ai di qu'il fallait limiter les ouvertures surtout a certaine période, parfois une ouverture donnera tellement de connaissance qu'elle permettra par la suite d'éviter bon nombre d'ouverture de ruche.

varroas
varroas

Le varroa est de la taille du débris mais en avec l'expérience on le repère facilement à sa couleur un peu marron.

 

Généralement, à l'automne nous partitionnons, supprimons ou réunissons les colonies petites, loqueuses ou mycosées.

Au printemps, nous tentons plus souvent de les sauver en créant un blocage de ponte. Nous partitionnons la colonie dans un premier temps puis nous apportons du sirop de nourrissement en augmentant progressivement les quantités. Enfin lorsque la période d'élevage a démarré nous changeons la reine.

Il est important de repérer ces colonies afin de leur éviter de mourrir bien sûr mais éviter les pillages et propagation de maladie au sein de son rucher.


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janvier

surveillance des ruchers

pesée des ruches

En janvier, les interventions sur les ruches ne sont pas fréquentes.

En ce qui nous concerne, elles se limitent à des pesées régulières afin d'estimer les provisions restantes. Une colonie qui a toujours de la nourriture en abondance est une colonie qui prospère continuellement et arrive donc très populeuse sur la lavande.

 

En pesant régulièrement les ruches et avec l'expérience des années passées on sait que chez nous en Provence avec notre race d'abeille noire provençale, une ruche doit avoir environ 14kg de provision fin aout après la récolte de miel de lavande. Elles perdent environ 1-2kg/mois jusqu'a l'arrivée de la première miellée de romarin en avril. 

 

en janvier une colonie de notre cheptel doit avoir minimum 10kg de provision. Malgré une grande partie de colonie non nourrie, certaines souches consomment beaucoup plus que prévu et sans nourrissement ne se développeraient pas idéalement voir pourraient mourrir de faim. Ces souches provenant du brassage naturel ont été exporté pour leur qualité de productrice mais ne sont pas adapté à notre écotype provençal. 

 

Nous complétons le poids avec du candi au miel.

 


la pesée de ruche

Nous pesons la ruche uniquement par l'arrière avec un peson utilisé en pêche. Le poids affiché doit être multiplié par 2 auquel on soustrait 2 du à l'avancé du plancher d'envol.

Concrètement en soulevant de quelques centimètres une ruche relativement de niveau si on obtient 16kg cela nous donne 16x2-2 = 30kg.

Ensuite, on soustrait le poids de la ruche (18kg pour les nôtres) et des abeilles (2kg environ) et on peut évaluer les provisions grosso modo à 10kg de miel.

Ce poids n'est pas précis au kilo près car les vieilles cires noires sont plus lourdes, la colonie peut avoir stocké du pollen sous le miel, une ruche penchant vers l'avant sera plus légère que la réalité et inversement.... mais nous flirtons jamais avec la limite.

janvier est un mois froid avec peu de couvain, la consommation est donc faible c'est pourquoi on est plus dans de la surveillance

 

le candi au miel

Nous fabriquons la plupart du temps notre propre candi.

dans un futur article j'expliquerai comment le faire.

Certes ça prend du temps et il n'y a aucun gain financier par rapport à l'achat de candi dans le commerce mais l'intérêt est important.

tout d'abord le candi maison avec ajout de miel est plus attractif pour les abeilles. Cela nous permet de nourrir en déposant le pain de candi directement dans le nourrisseur sans ouvrir la ruche. Le célèbre apifonda que tous achètent oblige les apiculteurs à retourner les nourrisseurs pour déposer le pain directement sur les cadres. Dans le nourrisseur seul les très belles ruches monteraient le manger. Cela représente un travail pénible supplémentaire pour l'apiculteur et un dérangement pour la colonie.

Ensuite, ce pain qui se trouve dans le nourrisseur fournira une information sur l'état de la colonie lorsqu'un mois plus tard on constatera la manière dont il  a été mangé.

 

conseils apicoles

Au moins on ouvre et dérange une colonie d'abeille et au mieux elle se porte.

Toutefois nous avons besoin de savoir ce qu'il se passe précisément pour intervenir avec l'action adéquate, à savoir nourrir, poser la hausse, stimuler, transhumer....

C'est pourquoi il faut être très observateur sur tout ce qui peut nous apporter des informations sur l'état de nos ruches sans les ouvrir.

le poids, la manière de manger le candi ou encore l'évolution du poids sont les premiers indicateurs.


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