fin avril

état des lieux

équilibrer les ruches

Comme chaque saison apicole, il y a des réjouissances et des déceptions.

En ce qui nous concerne, les pertes hivernales sont très faibles, de l'ordre de 4% auquel il faut ajouter 4% de non valeur dont il faudra changer les reines. Ceci s'explique par un bel automne pluvieux et chaud et un hiver doux et court.

Par contre, du coté des provisions, sauf quelques exceptions les ruchers sont plutôt vides. Il faut donc surveiller les poids surtout avec la vague de froid de ces derniers jours.... chacun a fait au mieux....

Habituellement nous récoltons le romarin des ruchers qui ont produit du surplus pour le redistribuer (sans l'extraire) en cadre de miel aux ruchers ou le romarin n'a pas donné. Mais cette année seulement 2 ruchers ont ramassé juste de quoi leur permettre d'être tranquille jusqu'à la lavande... 

Nous avons donc opté pour du 50/50. En effet, beaucoup de ruche ont la hausse et si le beau temps reviens il y  a de grande chance que ça mielle.... Il faut donc nourrir voir stimuler sans que ce soit stocké en hausse


Il a neigé, même en haute Provence et avec le mistral, les températures nocturnes étaient proches de 0, "une gelée noire". Même les arbres se sont fait avoir avec les feuilles des chênes qui ont gelée. Une personne âgée du village nous a dit que c'était la deuxième fois en 80 ans qu'elle voyait ça.

Au final, instinct de survie oblige, certaines ruches ont tué les mâles, sortie quelques larves et réduit le couvain.....                                 

le romarin en basse Provence

Le revers de la médaille de cet hiver court, doux et peu pluvieux est que le romarin a très peu donné. Juste de quoi développé les colonies au début du printemps. En effet les conditions climatiques ont fait que le romarin a beaucoup fleuri à l'automne et en février. Même si février a été particulièrement chaud cet année, les chaleurs de février ne seront jamais celle d'avril.... Les colonies ont donc rentré du nectar mais là ou habituellement, elles peuvent ramener 1 à 2kg de miel dans une journée, elle prenaient cette année 100 à 200g.

Les ruchers qui ont ramassé suffisamment pour être autonome et affronter les vagues de froid d'avril sont les ruchers proches des vallées là ou le pissenlit et la fausse roquette étaient en abondance. Au fil des années on a appris l'importance de l'emplacement du rucher. Certains de nos ruchers, a flan de colline avec le Luberon dans le dos et les prés des vallées en face sont idéals mais entre culture de fruitier et vigne, il est de plus en plus difficile d'en trouver.

Avec les pluies tardives, le ciste et le thym été particulièrement en fleur cet année. Les ruches ont donc rentré beaucoup de pollen. Le thym, quant a lui, n'a pas trop donnée, la faute au vent et au froid....

Haute Provence

En Haute Provence, le printemps démarre juste. Les colonies se développent très vite mais les entrées de nectars sont faibles et elles perdent du poids. C'est généralement durant le mois de mai avec la floraison de la badasse blanche et éventuellement le miellat que les colonies prennent du poids. A l'inverse du pourtour méditerranéen nous avons eu de belle pluies, beaucoup moins de vent et de belles journées, toutefois, il ne faudra pas que le froid de ces derniers jours s'éternise trop.

Cependant, les pluies ont été abondantes ce qui est de bonne augure pour la suite...

De plus, les ruchers sédentaires étant moins développés consomment beaucoup moins.

Acacia

faut il transhumer ou pas sur l'acacia ?

En effet selon les dires de nos connaissances surplace, les feuilles et fleurs d'acacia auraient gelée à plus de 50% !!! cela va t'il repoussé et va t'on avoir une miellée échelonnée ou es ce trop tard ? es ce que les fleurs restantes suffiront elles a faire une miéllée correctes ?

Personnellement nous ne savons toujours pas si nous allons transhumer et si oui combien de rucher....

Candi, sirop, 50/50....???

Le miel de son exploitation est sans conteste, le nourrissement idéal même s'il faudra être attentif à la loque. Nos colonies hivernent avec du miel de lavande mais nous allons étudié très sérieusement l'hypothèse de conserver une quantité de miel pour les nourrissements tardifs comme ces dernières années.

L'apifonda très peu attractif a l'avantage de ne pas être stocké et pris seulement si la météo est mauvaise. Cela s'avère un bon choix s'il faut nourrir alors que les ruches ont la hausse. Cependant c'est une nourriture des abeilles adultes, la ponte sera donc stoppé et le couvain pourra développer quelques carences passagères si les provisions sont très faibles.

Le sirop (issu de la betterave ou canne à sucre) est l'idéal car il est stocké dans la ruche et grâce à l'eau qu'il contient, la colonie continuera de pondre si toutefois quelques journées sont correctes pour faire rentrer du pollen. Son gros inconvénients est qu'il sera stocké en hausse par certaines ruches. Il faudra bien maitrisé le nourrissement au risque de trouver du sirop dans le miel plus tard.

Le candi est a mi chemin entre les 2. Il stimule légèrement gràce à la présence de miel mais fabriqué à partir de sucre il peut être stocké surtout par les belles colonies.

Le 50/50 permet de stimuler si la météo est bonne ou nourrir si la météo est mauvaise et n'est normalement pas stocké s'il est distribué en petite quantité régulièrement. Ses inconvénients sont qu'il faudra aller souvent aux ruchers et stimuler c'est bien mais si la mauvaise météo perdure, les colonies seront de plus en plus populeuses avec de moins en moins de réserve.... attention donc....

chaque procédé a ses avantages, ses inconvénients, ses conséquences....

 

Ne pas nourrir est tout a fait possible. quelques ruches vont mourrir notamment les races pas bien adaptées à notre écotype. Il y aura donc une sélection naturelle mais la production sera mince un peu comme si on arrose pas le potager lors de sécheresse....

 


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