utilisation de pâtes protéinées dans les ruches

Nous avons fini les visites de printemps en basse Provence. Et cette année il y a une très grande hétérogénéité entre les ruchers. Sur certains ruchers le romarin est déjà bien en fleur, ça mielle et déjà plus de 50% des hausses sont posées. D'autres ruchers tardent à démarrer. Nous avons donc stimuler avec du 50/50 jusqu'à la miéllée de romarin. Une seule hausse est posée mais d'après la balance de pesée capaz, il semble que la miéllée a commencée avec les belles journées de ce début de semaine.

 

Enfin, un rucher nous a surpris. Ca mielle et les ruches se développent. Mais il y a quasiment pas de pollen sur les cadres. Au final les larves ont peu de bouillie larvaire et n'ont pas une belle couleur nacrée. Le rucher semble en limite de carence.  Nous avons donc décidé de généraliser l'apport de pâtes protéinées. Habituellement nous réservons ce succédané de pollen aux ruches dites à problème (petite, mycosée...) En effet, sans cet apport, la plupart des colonies vont dévelloper des maladies du couvain. Pour la grande majorité d'entre elles, avec la floraison du cyste, cela va disparaitre. Mais certaines pourrait rentrer dans une spirale de régression et développer de la loque européenne. 

confection pâton de pollen

On peut utiliser uniquement de la levure de bière et du sirop de nourrissement. Ou bien préparer la pâte avec uniquement du pollen et du miel. Le premier sera très économique et facilement trouvable dans le commerce. Dans le second cas il faudra faire attention à la provenance des produits (produits chimiques, maladies... dans le pollen et loque dans le miel).

Personnellement j'aime bien ajouter 10% de pollen à la préparation que je confectionne avec du miel pour l'appétence. Comme ces pâtons sont généralement destinés aux colonies faibles, il y a une meilleure prise. Mais une belle colonie prendra très facilement et rapidement du sirop mélangé à la levure de bière.

utilisation de pâte protéinée pour les ruches

C'est en nous appuyant sur les écrits de Gilles Fert que nous avons commencer la confection de ces pâtons protéinés. Il existe d'innombrables variantes dans la littérature mais l'utilisation de la levure de bière me semble être le choix le plus complet. D'ailleurs c'est un excellent complément alimentaire pour l'humain.

 

La consistance de la pâte est très importante. Trop dure, elle sera difficilement prise par les abeilles. Trop liquide, elle coulera et fermentera au fond de la ruche juste sous le couvain... pas top du tout... Il faut que ça ressemble à un pâton de pain. Si c'est trop liquide je fais des boudins sur les têtes de cadres.

 

Il serait tentant, pour gagner du temps, de mettre ces pâtons dans le nourrisseur mais les abeilles ne le prendront pas. En effet, ce sont essentiellement les nourrices qui vont l'utiliser pour préparer la bouillie larvaire mais ces dernières ne parcourent que peu de distance dans la ruche. Il faudra donc ouvrir la ruche et le placer directement 100 à 200g sur les têtes de cadre.

 

Il serait également tentant de généraliser cet apport pour booster les colonies. C'est d'ailleurs ce que font les américains pour avoir de belles ruches pour la floraison précoce des amandiers. Mais n'oublions pas que comme le sirop, la levure de bière est un succédané de pollen.

 

Enfin certain, mélange la levure de bière au sirop. Certes c'est plus facile à faire et à donner mais je n'aime pas trop cette pratique. Même si on trouve des grains de pollen dans le miel, il ne faut pas oublier que les abeilles séparent le pollen et le miel lors du stockage dans les cadres (même lorsque le miel est stockés par dessus du pollen, ils ne se mélangent pas). De plus pour avoir utiliser cette manière de faire, je trouve quel est beaucoup moins efficace et visible en terme de résultat. Mais bon c'est avis personnel et rien de prouver sur ce que j'avance...

larves sèches avec peu de bouillie larvaire
larves sèches avec peu de bouillie larvaire